Jean-Michel ALBEROLA (né en 1953)
Karl Marx-Pharmacie, 2002
Technique mixte sur toile
Annotée au dos « Juillet 2002 K. Marx Ruge Juillet 2018 1843 Pharmacie »
27 x 30 cm
(Légères taches)
Le rapport de condition est disponible sur demande à l’adresse email suivante : contact@neo-encheres.com
Provenance
Acquisition directe auprès de l’artiste.
Notice
Figure majeure de la scène artistique française des années 1980, Jean-Michel Alberola est un artiste protéiforme, à la croisée de la peinture, de l’installation et de la réflexion politique. Né à Saïda en Algérie en 1953, il s’impose dès les années 1980 au sein du mouvement de la figuration libre, au même titre qu’Hervé Di Rosa, Robert Combas ou encore Rémi Blanchard. Il s’en distingue toutefois par une dimension conceptuelle et littéraire plus marquée.
L’œuvre Karl Marx-Pharmacie illustre son intérêt pour les textes et les idées, mêlant philosophie, politique et poésie dans une approche plastique singulière. L’allusion à Marx et à Arnold Ruge, figure du socialisme allemand, ainsi que la mention manuscrite au dos renvoient à l’utopie et aux tensions idéologiques du XIXe siècle, que l’artiste réactive dans un contexte contemporain.
Alberola se nourrit de multiples références, de Goya à Guy Debord, et interroge sans cesse la fonction de l’art, le rôle de l’artiste et la portée du signe. Ses œuvres sont présentes dans les collections du Centre Pompidou, du MacVal ou encore du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Artiste inclassable, entre art conceptuel, figuration narrative et engagement intellectuel, Jean-Michel Alberola continue de tisser des ponts entre peinture et pensée.
Notice
Né en 1953 à Saïda, en Algérie, Jean-Michel Alberola s’installe en France en 1962 et fait ses études à Aix-Marseille. Peintre, mais aussi graveur, sculpteur et cinéaste, il se fait connaître au début des années 1980 avec le retour de la figuration ; on le rattache alors au mouvement de la figuration libre, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Rémi Blanchard ou Jean-Charles Blais, dont il se distingue par une dimension plus conceptuelle et littéraire. Il est représenté depuis 1982 par la galerie Daniel Templon.
Son œuvre, protéiforme et nourrie de références à la mythologie — il signe un temps du nom d’Actéon —, à l’histoire et à la tradition picturale, associe la peinture au texte, au néon et à la sculpture. Le Centre Pompidou lui consacre dès 1985 l’exposition « La Peinture, l’Histoire et la Géographie ». Ses travaux figurent dans d’importantes collections publiques, dont le Musée national d’art moderne et le Musée d’art moderne de la Ville de Paris.



