Joaquin FERRER (1928-2022)
« Forêt de miroirs », 1982
Technique mixte sur papier contrecollé sur panneau de bois
Signé en bas à gauche, contresigné, daté au dos, et titré sur une étiquette au dos
46 x 38 cm
Encadré
Nous remercions Madame Christiane Ferrer, légataire universelle de Joaquín Ferrer et présidente de l’Association des Amis de Joaquín Ferrer actuellement en charge de la préparation du catalogue raisonné de nous avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.
Provenance
Collection particulière de Madame Michèle Mercier. Michèle Mercier, née Jocelyne Mercier le 1ᵉʳ janvier 1939 à Nice, est une actrice française emblématique, principalement connue pour avoir incarné le personnage d’Angélique dans la célèbre série de films à succès des années 1960. Au fil de sa carrière, elle a travaillé avec des réalisateurs de renom tels que François Truffaut, Jean-Pierre Melville et Dino Risi, et a donné la réplique à de grandes figures du cinéma comme Jean-Paul Belmondo et Marcello Mastroianni.
Notice
Joaquín Ferrer (1929-2022) est une figure singulière de l’avant-garde cubaine du XXe siècle. Né à Manzanillo, il s’installe à La Havane dans les années 1950 avant de s’établir définitivement à Paris en 1960. Formé à l’Académie des Beaux-Arts San Alejandro à La Havane, il partage la scène artistique cubaine avec des artistes comme Wifredo Lam, auquel il est parfois comparé pour sa capacité à fusionner surréalisme et symbolisme caribéen.
Ferrer développe un langage plastique unique, à la croisée du surréalisme, de la peinture constructiviste et de l’abstraction lyrique. Ses œuvres, souvent composées de formes géométriques flottantes, d’architectures oniriques et de signes cryptés, dialoguent avec celles de Roberto Matta, Victor Brauner ou encore Jean Arp.
Son arrivée à Paris le met en contact avec les milieux artistiques européens de l’après-guerre, marqués par les recherches de l’École de Paris et les influences croisées du surréalisme et de l’abstraction géométrique. Ce cosmopolitisme transparaît dans toute son œuvre, à la fois introspective et universelle.
L’œuvre présentée s’inscrit pleinement dans cette esthétique singulière, où la structure rigoureuse de la composition contraste avec l’onirisme des formes. Elle illustre la maturité artistique d’un peintre dont le travail, salué par plusieurs expositions internationales, est aujourd’hui redécouvert par les collectionneurs sensibles aux dialogues entre modernité latino-américaine et avant-gardes européennes.



