Louis STERRER (XIXe siècle)
Portrait d’une élégante au manteau rouge au Second Empire
Miniature ovale
Huile sur ivoire contrecollé sur carton
Signée en bas à gauche
Cadre en métal doré style Second Empire
12,3 x 9,7 cm (à vue)
Ce lot est accompagné de son certificat CITES (N° FR2606900356-K), attestant de sa conformité aux réglementations en vigueur pour la circulation et la commercialisation d’espèces protégées. Nous attirons l’attention des enchérisseurs sur le fait que, malgré la présence de ce certificat, l’exportation de tout objet contenant de l’ivoire vers certains pays, notamment les États-Unis, demeure interdite ou strictement réglementée. En conséquence, l’acquéreur ne pourra pas faire entrer ce lot sur le territoire américain et devra s’informer des éventuelles restrictions applicables dans son pays de destination avant de participer aux enchères.
(Petites taches, usures, encadrement recollé)
Notice
Louis STERRER est un miniaturiste français actif au XIXᵉ siècle, dont l’œuvre s’inscrit dans la tradition du portrait de petit format sur ivoire, un art particulièrement prisé par les élites depuis le XVIIIᵉ siècle. Si l’apparition du daguerréotype puis de la photographie entraîne un déclin progressif de la miniature à partir des années 1850, celle-ci demeure, sous le Second Empire, un objet de prestige apprécié pour son caractère intime et précieux. Offertes en souvenir, conservées dans des écrins ou présentées dans des cadres raffinés, les miniatures continuent alors d’être commandées par une clientèle attachée au savoir-faire des peintres miniaturistes. Il réalise ici un portrait typique de la bourgeoise française au Second Empire.
Réalisées avec une extrême minutie, le plus souvent à l’huile ou à l’aquarelle sur ivoire, ces œuvres exigent une grande maîtrise technique afin de restituer la transparence des carnations, la richesse des étoffes et la psychologie du modèle sur une surface réduite. Louis Sterrer s’inscrit dans cette tradition héritée des grands maîtres de la miniature française, tels que Jean-Baptiste Isabey, Jean-Baptiste Jacques Augustin, Jean-Urbain Guérin ou encore François Dumont, dont les œuvres ont fait la renommée de cette discipline. Le présent portrait d’une élégante vêtue d’un manteau rouge illustre parfaitement cette esthétique du Second Empire, où l’élégance de la pose, le raffinement du costume et la qualité d’exécution témoignent de la permanence d’un art de cour devenu un précieux témoignage de la société du XIXᵉ siècle.



