Marie-Josèphe BOURRON (1931-2012)
Iphigénie
Épreuve en bronze à patine brune nuancée
Signée au dos en creux, justifié « EA II/IV », cachet fondeur « FC 2004 », numéroté en creux 485
46 x 18 x 18 cm
(Usures à la patine, rayures d’usage)
On joint un catalogue de l’artiste.
Notice
Née à Grenoble en 1931, Marie-Josèphe Bourron découvre la sculpture à l’âge adulte, d’abord par l’intermédiaire du potier et « Frère Jacques » François Soubeyran, puis en intégrant en 1972 l’atelier du sculpteur Étienne Martin aux Beaux-Arts de Paris où elle se forme au modelage, à la taille de la pierre et au travail du métal. Elle concentre son œuvre sur le corps féminin, le nu et le portrait, en explorant les matières — terre cuite, marbre, bronze — avec la même quête de vie et de rythme que celle du peintre-jazzman Sacha Chimkevitch, avec qui elle partage un compagnonnage artistique. Parmi ses influences et filiations on peut également évoquer le sculpteur figuratif Camille Claudel, l’expression matérielle du corps chez Auguste Rodin, ou encore la recherche d’un geste organique proche de la nature comme chez Alberto Giacometti. Très tôt reconnue par des salons et des commandes publiques, elle installe son atelier rue de Sèvres puis dans le Var, et expose régulièrement en France, en Allemagne et aux États-Unis. Son œuvre incarne une rencontre entre sculpture figurative contemporaine, matière travaillée à vif et sensualité maîtrisée, ce qui lui confère une place singulière dans la sculpture française de l’après-guerre.



