NICOLAI MICHOUTOUCHKINE (1929-2010)
Paysage de mangrove
Huile sur panneau de matières mixtes
Signé en bas à gauche
120 x 50 cm
Le droit de suite sera à la charge de l’acheteur.
Notice
Né à Belfort en 1929 d’une famille d’exilés russes, Michoutouchkine commence ses études à Paris avant de se lancer en 1953 dans un long périple en Asie et au Proche-Orient puis en 1957 de rejoindre la Nouvelle-Calédonie où il s’installe. Il rencontre alors son compagnon et partenaire d’art, Aloï Pilioko, avec lequel il entreprend un travail fondateur sur l’art océanien et les arts premiers, créant la fondation « Michoutouchkine-Pilioko » et réunissant une vaste collection d’objets ethnographiques issus de l’Océanie. En parallèle de ses propres peintures et dessins, Michoutouchkine expose avec Pilioko dans plus de quarante pays, cherchant à valoriser la mémoire des îles : Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Wallis et Futuna, Samoa, Tonga, Îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il œuvre à un dialogue entre modernisme occidental et arts insulaires, collaborant de fait avec des artistes insulaires tels que Tivoa Vise ou Semisi Maya, tout en s’inscrivant dans la lignée d’explorateurs-collecteurs comme Nicholas Miklouho‑Maclay. Son œuvre et sa collection témoignent d’un métissage formel et culturel où s’entrelacent peinture, gravure, artefact, textile et installation. Parmi ses références figurent aussi les voyageurs-artistes occidentaux séduits par l’Océanie et l’art des peuples premiers, tels que Paul Gauguin et James Cook (par ses connexions historiques). Michoutouchkine s’éteint en 2010 à Nouméa, laissant un héritage singulier à mi-chemin entre œuvre d’art et musée vivant d’Océanie.



