Sayed Haider RAZA (1922-2016)
Église, 1956
Huile sur panneau de bois
Signée « RAZA » et datée 1956 en haut à gauche
Portant l’inscription « Galerie Lara Vincy 47 rue de Seine Paris »
80 x 64 cm (à vue)
Encadré et panneau d’isorel au dos
Provenance
Galerie Lara Vincy 47 rue de Seine Paris. Collection privée parisienne, issue de la collection de M. Jacques Lassaigne, ancien conservateur en chef du Musée d’art moderne de la ville de Paris.
Cette oeuvre sera incluse dans SH RAZA, Catalogue Raisonné, Early Works (1940 – 1957) par Anne Macklin au nom de la Fondation Raza, New Delhi.
Le rapport de condition est disponible sur demande à l’adresse email suivante : contact@neo-encheres.com
Notice
Sayed Haider Raza (1922–2016), figure majeure de la modernité picturale indienne, aborde un tournant décisif de sa carrière autour de 1956. Installé à Paris depuis 1950 pour étudier à l’École nationale supérieure des beaux-arts, il approfondit sa recherche plastique sous l’influence des maîtres post-impressionnistes, en particulier Cézanne, dont l’approche de la structure formelle nourrit ses expérimentations.
En 1956, la consécration vient avec le Prix de la Critique à Paris, une première pour un artiste non français. Cette reconnaissance consacre l’originalité de son langage plastique : compositions architecturées, chromatismes vibrants, tensions dynamiques entre formes géométriques et vibrations émotionnelles. Des œuvres comme Village au soleil (1956) témoignent de cette synthèse entre rigueur formelle occidentale et mémoire indienne.
À cette époque, Raza n’est pas isolé. Il reste en dialogue intellectuel et artistique avec ses anciens compagnons du Progressive Artists’ Group de Bombay — Francis Newton Souza, Maqbool Fida Husain, Krishen Khanna, Akbar Padamsee ou Ram Kumar — qui, comme lui, interrogent l’identité picturale de l’Inde dans un monde globalisé.
La période autour de 1956 est donc cruciale : elle inaugure chez Raza une maturité artistique fondée sur l’équilibre entre influences européennes assimilées et ancrage spirituel indien — un équilibre qu’il ne cessera de creuser jusqu’à la fin de sa vie.



