Jules CHARDIGNY (1842-1892)
Grands griffons vendéens
Huile sur toile
Signée « Chardigny » en bas à gauche
46 x 56 cm
Encadré
(trous et restaurations)*
*Ce lot est vendu pour le compte de la maison de vente NEO Enchères.
Notice
Jules Chardigny est un peintre et sculpteur français du XIXe siècle, moins connu du grand public mais apprécié des amateurs pour la sensibilité de ses portraits et la finesse de ses scènes de genre. Né à Lyon en 1842, il est le fils du sculpteur Paul Chardigny, ce qui l’oriente très tôt vers une carrière artistique. Il suit des études aux Beaux-Arts de Lyon avant de monter à Paris, où il fréquente les milieux académiques et développe son style.
Artiste polyvalent, Jules Chardigny se distingue aussi bien dans la sculpture que dans la peinture, avec un goût marqué pour le portrait et les petites scènes intimistes, dans la lignée d’artistes comme Jean-Jacques Henner ou Carolus-Duran. Son traitement subtil des carnations et des matières évoque parfois l’art raffiné d’un Paul Louis Léger Chardin, autre peintre de la même époque, bien que Chardigny reste plus attaché à une veine académique.
Proche par certains aspects de peintres comme Léon Bonnat ou Jules Bastien-Lepage, Chardigny s’intéresse également à la figure féminine, qu’il représente avec une délicatesse toute particulière. Ses œuvres témoignent d’une recherche d’harmonie et d’élégance, à rapprocher également du raffinement d’un James Tissot.
Si Jules Chardigny s’est illustré dans le portrait et la sculpture, il s’est également intéressé à la représentation animale, et notamment aux chiens, qu’il observe avec un regard attentif et plein de tendresse. Ses œuvres consacrées aux chiens témoignent d’une sensibilité à la fois naturaliste et affective, captant la vivacité du regard, l’élégance du port ou encore la complicité avec l’homme. Dans ce registre, il s’inscrit dans une tradition qui remonte à des artistes comme Rosa Bonheur, célèbre pour ses scènes animalières, ou Alexandre-François Desportes et Jean-Baptiste Oudry, maîtres de la peinture cynégétique au XVIIIe siècle. Plus proches de lui chronologiquement, des artistes comme Charles-Émile Jacque ou Jules-Bertrand Gélibert partagent ce même goût pour les chiens, qu’ils soient compagnons de chasse ou fidèles animaux de compagnie.



