Deux lettres et plusieurs cartes illustrées liées à d'Entrecasteaux

Antoine Reymond Joseph de Bruni, chevalier d’Entrecasteaux, ensemble de deux lettres autographes

Commissaire priseur Drouot NEO Enchères

Gwenola BOVIS

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Marcos ELIADES

commissaire-priseur

01 02 03 04 05

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Quentin CHARRAUDEAU

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Numéro du lot 

Estimation

Prix d’adjudication

NEO Enchères a présenté lors de sa vente du 10 juillet 2025 cet ensemble de deux lettres autographes signées de [Marine] d’Entrecasteaux, adressées aux Messieurs Roux Frères à Marseille. Rédigées à Aix le 2 juillet 1775 et à Toulon le 30 septembre 1779, elles étaient estimées 400 à 600 € et ont été vendues 260 € frais inclus. Ces pièces de correspondance, qui évoquent notamment des commandes de quinquina et les préparatifs d’une campagne, intéressent autant l’histoire maritime que le marché des autographes.
Artiste[Marine] d’Entrecasteaux (Antoine Reymond Joseph de Bruni, chevalier)
TypeEnsemble de 2 lettres autographes signées
Date2 juillet 1775 et 30 septembre 1779
LieuAix et Toulon
DestinataireMessieurs Roux Frères, négociants à Marseille
Estimation400 – 600 €
Adjudication (frais inclus)260 €
Date de vente10 juillet 2025
Lieu de la venteNEO Enchères

Fiche de résultat publiée par NEO Enchères à partir du procès-verbal de la vente du 10 juillet 2025.

Description réalisée par notre expert


[MARINE] D’ENTRECASTEAUX (Antoine Reymond Joseph de Bruni, chevalier). Ensemble de 2 lettres autographes signées adressées à « Messieurs Roux Frères, négociants à Marseille, datées du 2 juillet 1775 et du 30 septembre 1779, respectivement rédigées à Aix et à Toulon.
Intéressantes lettres du navigateur qui partit à la recherche de Lapérouse, aux célèbres négociants de Marseille dans lesquelles il passe commande pour du quinquina.

– « La bonté que vous avez, messieurs mes chers cousins, de faire choisir vous mêmes, morceaux par morceaux, le quinquina chez le négotiant qui en fait le commerce détermine mon frère à accepter l’offre que vous voulez bien nous faire. Nous vous aurons la plus grande obligation de nous en procurer une livre choisie avec le soin et de la faire parvenir le plutôt possible. Mon frère éprouve bien la différence du quinquina médiocre au véritablement bon ; huit prises de la bonne qualité doivent emporter entièrement la fièvre ; il en a pris déjà treize et il […] avant hier, moins forte à la vérité, mais très caractérisée. Nous vous flattons que celui que vous voudrez bien nous envoyer tout de suite achevera de déraciner les restes de fièvre que le quinquina de vos apothicaires ne parviendrait peut-être [?] jamais à détruire.
Mon frère eut bien du regret de ne pouvoir pas profiter de l’honneur que lui fîtes avec votre frère, j’en eus beaucoup aussi de ne pas me trouver au logis. Je demanderai à […] son logement; j’aurais eu bien du plaisir à la voir et à l’embrasser, et je suis d’autant plus faché d’en avoir manqué l’occasion, qu’obligé de me rendre promptement à Toulon, je ne pourrais pas passer à Marseille pour prendre […].
Mon frère est très sensible à l’intérêt que vous voulez bien prendre à son état. il est très accablé des cinq accès qu’il a eu déjà et dans les trois premiers ont été de vingt quatre heures […] Il me charge de vous témoigner sa reconnaissance et de vous faire un millier de compliments.
Recevez en même temps mes remerciements et les assurances du tendre attachement avec lequel je serai toute ma vie, messieurs mes chers cousins, votre très humble et très obéissant serviteur.
Je vous prierai de vouloir bien garder à Marseille jusqu’au retour de […] la portion de pistache qui lui est destinée. »

– « Je vous prie, Messieurs mes chers cousin, de vouloir bien faire demander à cet officier auxiliaire dont j’oublie toujours le nom mais dont je me rappelle bien le mérite si le nouveau lien qu’il a contracté peut lui permettre de l’embarquer sur la […]. Je souhaiterais de tout mon cœur qu’il puits s’y décider ; […] mais s’il est dans le dessein de faire campagne sur les batimens de guerre, il semble que la […] ne saurait être plus favorable, parcequ’il y a tout […] que nous ne sortirons pas de la Méditerannée connue […]. Je le prie de me dire à cet égard ses dernières intentions pour que je puisse compléter l’État major. J’en étais dans le dessein de faire cette campagne, il me suffirait d’un officier […]. Je vous prie, mon cher cousin, de recevoir […]. »

Expert :
Nicolas ASVISIO



Faire expertiser des lettres autographes de d’Entrecasteaux

Les lettres autographes signées de marins, d’explorateurs ou de grands officiers de marine trouvent régulièrement preneur lorsqu’elles réunissent une écriture lisible, une adresse identifiée et un contenu documenté. Dans un ensemble comparable, la valeur dépendra de l’auteur, de la date, de l’état de conservation, mais aussi de l’intérêt du texte lui-même ; c’est ainsi que nous apprécions la cote de d’Entrecasteaux et, plus largement, l’estimation des correspondances maritimes.

Si vous possédez des lettres anciennes, une correspondance de voyage, un document naval ou des autographes liés à la mer, nous pouvons vous en donner un avis précis. Nos équipes étudient chaque pièce au cas par cas afin d’en établir la valeur actuelle et d’orienter une éventuelle mise en vente ; pour toute demande, vous pouvez nous solliciter directement.