Deux lettres manuscrites de Henri-Dominique Lacordaire

Henri-Dominique Lacordaire Ensemble de deux lettres autographes, 1841 et 1842

Commissaire priseur Drouot NEO Enchères

Gwenola BOVIS

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Marcos ELIADES

commissaire-priseur

01 02 03 04 05

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Quentin CHARRAUDEAU

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Numéro du lot 

Estimation

Prix d’adjudication

NEO Enchères a présenté lors de sa vente du 10 juillet 2025 un ensemble de deux lettres autographes d’Henri-Dominique Lacordaire, l’une monogrammée, l’autre signée. Datées de 1841 et 1842, elles étaient estimées entre 100 et 200 € et ont été vendues 65 € frais inclus.
TypeEnsemble de deux lettres autographes
AuteurLACORDAIRE (Henri-Dominique)
DateParis, 14 janvier 1841 ; au couvent de Bosco, 10 août 1842
MentionL’une monogrammée, l’autre signée
Estimation100 – 200 €
Adjudication (frais inclus)65 €
Date de vente10 juillet 2025
Lieu de la venteNEO Enchères

Fiche de résultat publiée par NEO Enchères à partir du procès-verbal de la vente du 10 juillet 2025.

Description réalisée par notre expert


LACORDAIRE (Henri-Dominique). Ensemble de 2 lettres autographes, l’une monogrammée, l’autre signée:
– au couvent de Bosco, 10 août 1842, adressée à M. Bernier, curé de Langouet, « J’ai reçu votre lettre du 11 juillet, où, malgré les louanges que vous me prodiguez, j’ai reconnu votre ancien attachement pour moi. J’aurais voulu vous donner plus souvent des marques du mien ; mais j’ai toujours eu bien peu de liberté. Nous sommes ici toute une famille de Français, nous préparant dans la prière et l’étude à rentrer dans notre pays ; ce n’est qu’un germe, mais comme tous les germes, il exige une grande culture.
J’ai appris avec plaisir le mariage de votre frère ; faites-lui mes compliments à la première occasion. N’oubliez pas non plus de présenter mes hommages à Monsieur et Madame Bernier. Les temps de la Poitevinière s’éloignent chaque jour. C’est un avertissement pour vous et pour moi de nous détacher de ce monde dont la figure passe si vite. Adieu, mon cher Bernier, vous devinez sans peine ce que je désire de vous et pour vous. Priez aussi pour moi. »

– Paris, 14 janvier 1841, à [Bernier] « Mon très cher abbé, j’ai été bien aise de vous revoir et d’apprendre en détail de vos nouvelles. Nous n’avons pas besoin des conseils que vous demandez ; l’âge et la grâce vous ont mûri, comme il arrive à tous les hommes dont la foi anime le coeur. Le malentendu qui vous a ôté votre paroisse sera bientôt réparé et j’espère que votre santé ne vous occasionnera plus de semblables déplacements qui sont toujours pénibles à cause des liens qu’il faut rompre et de ceux qu’il faut nouer. Prenez courage ; vous n’avez besoin que de courage. Votre vie est simple à conduire. Plus vous irez, plus vous vous détacherez de ce monde qui n’est rien qu’un nuage qui passe. Je l’éprouve pour ma part, et j’en remercie Dieu chaque jour. Je me recommande à vos prières, mon bien cher abbé, et vous offre l’expression de mes sentimens très distingués et dévoués. Fr. Henri-Dominique Lacordaire, des Fr. Prêch. »

Expert :
Nicolas ASVISIO



Faire estimer des lettres autographes d’Henri-Dominique Lacordaire

Les lettres autographes de Henri-Dominique Lacordaire retiennent l’attention des collectionneurs par la qualité de l’écriture, la teneur spirituelle des textes et la personnalité de leur auteur. Sur ce marché, la demande reste soutenue et les résultats réguliers, en particulier lorsque les lettres sont bien datées, signées ou monogrammées, ou lorsqu’elles évoquent des correspondants identifiables. C’est précisément ce qui nourrit l’intérêt pour le prix de vente des œuvres de Henri-Dominique Lacordaire, comme pour d’autres pièces manuscrites de même nature.

Si vous conservez une lettre autographe, un billet signé ou un ensemble de correspondance d’un écrivain, d’un ecclésiastique ou d’une figure du XIXe siècle, nous pouvons en établir la valeur avec précision. Vous pouvez nous solliciter pour une estimation afin d’envisager une vente dans les meilleures conditions, avec une lecture juste de la cote des lettres autographes comparables.