NADAR (Félix Tournachon, dit). Lettre autographe signée, adressée au Professeur Renaut, rédigée à Paris le 21 février 1907. Enveloppe conservée.
«Quid de vous, de Madame, de tout ce qui est vous, bien cher très grand ami ?
[…] – Sa couveuse, toujours la perfection au guet, mais, avec deux […] aujourd’hui, au lieu d’une, et les aus, fatigue vient…
Pour moi, telle aggravation d’atonie (asthme, rhumatisme, troubles herniaires etc etc etc) que j’en suis tombé à me dérober devant s’en crier. – Il faut que ce soit vous pour que…
Mais impossible de ne pas vous dire quelle exaspération, quelle suffocation […] – qu’il n’y ait pas eu le coup de tonnerre dès l’apparition de votre chef-d’oeuvre ! Absolument incompréhensible et navrant ce mutisme qui semblerait conspiré. Lasserre n’a t-il pas fait les envois de presse ? […]
Pardon si mes forces s’arrêtent. N’oubliez mes respects auprès de vous.
N’aurez vous pas à venir sur Paris ? »
Joint :
– GAVARNI (Paul). Lettre autographe signée adressée à Monsieur Moléon, enveloppe conservée.
« J’ai reçu ce matin, Monsieur, l’article que vous avez eu la bonté de nous adresser et je l’ai remis à Monsieur Morère, chargé maintenant de la rédaction du J. des gens du monde. J’avais en outre chargé messieurs Aubert et Morère de s’entendre avec vous, monsieur, relativement aux diverses notes que vous m’aviez écrites.
J’ai été je suis encore tous ces jours-ci dans les embarras d’un changement de logis ; ce qui m’a privé de l’avantage de vous aller voir et que je compte faire au premier jour pour vous demander les articles sur l’industrie.
Veuillez recevoir mes expresses salutations.
Gavarni
Vendredi : Je rouvre ma lettre pour vous recommander un jeune homme fort malheureux et qui désire être employé comme surveillant auprès de quelque manufacturier à la prochaine exposition – ne vous serait-il pas facile d’après les nombreuses relations de lui en procurer le moyen. Le cas échéant, Monsieur, je vous serai infiniment obligé de le faire – voici son adresse :
M. Buisson. R. du Rocher. 24
Vous aurez l’obligeance de lui adresser un mot par la poste.
Ce jeune homme qui se trouve sans aucun emploi, quoi qu’il ait sa mère à soutenir, à dessiné longtemps chez M. Leblanc et pourrait au besoin se charger aussi de quelques traits ou eaux-fortes.
La position où il se trouve réduit lui ferait accepter un emploi quelconque.
Je vous serai reconnaissant de penser à lui, dans l’occasion. »
(petite tache centrale)
– GAVARNI (Paul). Lettre autographe signée adressée [au docteur Keyne].
« Cher Docteur venez dîner ce soir ici, si vous pouvez le faire – si vous ne pouvez pas, venez tout de même.
Vous dînerez avec un médecin bordelais fort agréable. »
Expert :
Nicolas ASVISIO



