Alexandre IACOVLEFF (1887 – 1938)
Deux Mongols, 1932
Huile et pastel chauffé sur papier contrecollée sur toile, signée en bas à droite et datée 1932
200 x 99,5 cm
Restaurations : rapport de condition disponible sur demande à l’adresse :
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Un certificat de Mme Caroline de La Beaume sera remis à l’acquéreur.
Provenance
– Vente Hôtel des ventes de Romans-sur-Isère du 8 juillet 1990, sous le numéro de lot 32
Biographie
Né à Saint-Petersbourg, il étudie à l’Académie impériale des Arts, école encore fortement influencée par Ingres. Iacovleff est marqué par le mouvement Mir Iskousstva ou « Monde de l’Art » influencé par l’Art nouveau et fondé notamment par Diaghilev. Après s’être rendu en Italie en 1913 avec Vassili Choukhaïeff, il obtient en 1917 une bourse pour aller étudier trois mois en Chine durant l’été. Durant ce séjour, la révolution bolchévique fait rage en Russie et Iacovleff ne put jamais retourner dans son pays natal.
Naturalisé français, il participe d’octobre 1924 à juin 1925 en tant que peintre officiel à la « Croisière noire », une expédition scientifique de grande ampleur financée par André Citroën dont le but était de documenter la traversée de l’Afrique. S’en suivra une exposition de quelques deux cent peintures à la galerie Charpentier ou bien encore une exposition à Bruxelles en 1927. De 1931 à 1932, il est nommé conseillé artistique de la « Croisière Jaune » et voyage à ce titre en Syrie, Iran, Afghanistan, Mongolie et Chine en ramenant de ces périples de nombreuses peintures extrême-orientalistes. C’est en tant que peintre des contrées extra-européennes que Iacovleff se fit une renommée et il enseigna notamment aux Etats-Unis à Boston entre 1934 et 1937 avant de rentrer en Europe.
L’œuvre présentée est donc contemporaine de la Croisière Jaune.



