Pastel de Sam Szafran représentant un escalier

Sam Szafran, L’escalier, pastel sur papier, 1980

Commissaire priseur Drouot NEO Enchères

Gwenola BOVIS

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Marcos ELIADES

commissaire-priseur

01 02 03 04 05

Vente aux enchères NEO Enchères à Drouot

Quentin CHARRAUDEAU

commissaire-priseur

09 78 80 42 53

Numéro du lot 

Estimation

Prix d’adjudication

La vente NEO Enchères du 26 mars 2024 comptait notamment L’escalier, un pastel sur papier de Sam Szafran, signé en rouge en bas à droite, daté de 1980. Présentée avec une estimation de 25 000 à 35 000 €, l’œuvre a été vendue 71 500 € frais inclus. Cette composition appartient à la première série des escaliers de l’artiste, dans un format à vue de 34 x 20 cm, encadré. Les amateurs qui souhaitent faire examiner une pièce proche peuvent s’appuyer sur la cote de Sam Szafran et nous solliciter pour une estimation confidentielle.
ArtisteSam SZAFRAN (1934-2019)
TitreL’escalier
Technique / supportPastel sur papier
Dimensions34 x 20 cm (à vue)
SignatureSigné en rouge en bas à droite
Estimation25 000 – 35 000 €
Adjudication (frais inclus)71 500 €
Date de vente26 mars 2024
Lieu de la venteNEO Enchères (Hôtel Drouot)

Fiche de résultat publiée par NEO Enchères à partir du procès-verbal de la vente du 26 mars 2024.

Description réalisée par notre expert


Sam SZAFRAN (1934-2019)

L’escalier, 1980
Pastel sur papier signé en rouge en bas à droite
34 x 20 cm (à vue)
Encadrement moderne

Cette œuvre va figurer au catalogue raisonné de Sam Szafran actuellement en cours de préparation par Julia Drost.

Rapport de condition disponible sur demande à l’adresse :
contact@neo-encheres.com

Une copie de la facture d’achat pourra être présentée à l’acquéreur.

Provenance

Collection Eric et Doris BEYERSDORF puis collection particulière parisienne.

Bibliographie

– Collection Eric et Doris BEYERSDORF, n°188, pp. 194
– Pour une œuvre d’une composition quasi-identique mais avec un cadrage plus large que notre tableau, voir suivant :
Julia DROST et Werner SPIES, Sam Szafran, FEI (exposition du musée Max Ernst de Brühl), 2010 : voir n°38, pp. 103 (vers 1980)

Notice

« J’ai toujours vécu dans les escaliers ». Dans sa première série des escaliers (1973-1980), Sam Szafran exploite la structure hélicoïdale et la déformation des espaces dans une vision anamorphique, tel un habitant inquiet observant le va-et-vient de l’immeuble à travers un judas. Dans une volonté de transposer à la fois l’extérieur et l’intérieur de la vue, il aplatit et soumet l’espace à son tableau. Il y place quasi systématiquement un homme vêtu d’un costume bleu ciel, descendant les étages en contrebas, témoin et victime de cette distorsion hélicoïdale, silhouette fantomatique rappelant à la fois l’errance et la présence. Ce grand échalas, un homme fondu dans la masse rappelle que le lieu n’est pas désert ; serait-il un simple innocent ou un futur dénonciateur ?
Rappelons que Sam Szafran, fils d’émigrés juifs polonais a échappé à la Rafle du Vel d’Hiv et a vécu de manière très précaire, caché à la campagne entre 1940 et 1944 avant de se faire arrêter et déporter à Drancy avant la libération par les Américains.
L’escalier, seul point d’accès à une éventuelle cachette tout en étant un lieu de passage, est pour lui une source d’inquiétude mais également le seul échappatoire possible. Dans ses escaliers, Szafran dispose régulièrement une porte noire à mi-hauteur, sorte de « station inévitable d’une initiation » faisant référence à cet épisode douloureux.
Ce traumatisme de la Seconde Guerre mondiale a bouleversé Szafran, a gâché son enfance et l’oriente vers une production très introspective et solitaire de sa vie. En effet, Szafran se désintéresse du monde dans lequel il vit et de ses débats. Il n’aime pas voyager, il souffre de vertige et quitte rarement son atelier. Ce lieu que tout le monde fréquente lui sert alors d’exutoire à ses peurs.

Au cours des expositions autour de Sam Szafran, un parallèle est mis en lumière par différents auteurs entre la vue, la musique et le thème de l’escalier. Chaque marche compose une partition, quelque chose qui s’additionne et forme un tout unique à l’instar d’un spectre chromatique ou d’une composition de musique. La musique passionne Szafran et il se plaît à évoquer les crescendos et les nuances d’une gamme.

À la fin de sa seconde série d’escaliers, Szafran concrétise son cheminement et son acceptation en réduisant l’escalier à la ligne de la rampe et de quelques éléments sur un fond uni et qui s’apparente sans aucune mégarde possible à une note de musique d’un point de vue graphique.



Vendre un pastel de Sam Szafran

Sam Szafran occupe une place à part dans l’art du pastel, avec des sujets devenus emblématiques et une recherche très identifiable sur l’espace, la courbe et la profondeur. Pour un lecteur qui détient une pièce comparable, notamment un pastel ou un dessin de cette veine, il est pertinent de demander une estimation précise afin de situer l’œuvre au regard de la cote de Sam Szafran.

Chez NEO Enchères, nous examinons régulièrement des œuvres sur papier du XXe siècle, qu’il s’agisse d’un sujet d’escalier, d’une composition urbaine ou d’un motif plus intime. Si vous envisagez de vendre ou de faire expertiser un pastel comparable, vous pouvez nous contacter pour un premier avis et une orientation de marché via notre formulaire de contact.