Fernand LÉGER (1881-1955)
Composition mécanique, 1950
Gouache sur papier, monogrammée « F.L. » et datée « 50. »en bas à droite
Inscription manuscrite au crayon au dos « Gouache originale de Fernand Léger cédée par l’artiste au soussigné en l’an 1952 », signé au crayon, sous le cachet à l’encre « Louis Grosclaude, éditeur 6, rue Ch. Monnard, Lausanne »
42,8 x 33,6 cm
Rapport de condition disponible sur demande à l’adresse :
contact@neo-encheres.com
Provenance
Collection de Monsieur F.
Collection de Louis Grosclaude
Nous remercions le comité Léger d’avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.
Un certificat d’authenticité sera remis à l’acquéreur. L’œuvre est intégrée au catalogue raisonné sous la référence 202402-000496.
Notice
Louis Grosclaude est un éditeur suisse installé à Lausanne.
Amateur du travail de Fernand Léger, il a pour projet de publier une luxueuse édition du recueil de poèmes d’Arthur Rimbaud (1854-1891) : « Les Illuminations ». Le 28 janvier 1949, le contrat est conclu entre Louis Grosclaude et Fernand Léger, marquant le début du projet pour « Les Illuminations ».
Le tirage était prévu à quatre-cents exemplaires réguliers et dix exemplaires pour les collaborateurs.
D’autre part, véritable collectionneur, M. Grosclaude acheta de nombreuses gouaches originales à Fernand Léger, en plus de son projet éditorial pour « Les Illuminations ».
On sait par l’étude des documents notariés de M. Grosclaude en 1957 (édités dans le fascicule « Autour de Fernand Léger ») que ce dernier a acheté entre 1948 et 1952, 152 gouaches à Léger. La gouache originale présentée dans notre vente provient de cet ensemble.
L’ensemble que nous présentons est à ce titre exceptionnel : il représente 7% de la production achetée par M. Grosclaude à Leger.
Cette œuvre est assez unique en son genre. A cette période, Fernand Léger est retourné à la figuration et a délaissé les machines et les engrenages de sa période puriste. On sait qu’après celle-ci, il disposait ses formes de manière flottante sur le fond sans relation architectonique les uns par rapport aux autres. En effet, la trame des œuvres précédentes était composée de lignes de force verticale et horizontales.
Il est curieux de constater qu’une telle œuvre datée 1950 soit disposée sur un fond neutre et faite de contrastes purs. Cette composition en arc de cercles imbriqués s’était notamment retrouvée dans une huile sur toile de 1945 vendue chez Tajan le 9 avril 2008 pour 421000€ et sobrement intitulée « La Fleur ». Cette toile fut notamment réédité en édition céramique après les années 50.
Pour autant les ressauts nous indiquent quelque chose de totalement différent, une pure composition abstraite dans la droite lignée du « Ballet Mécanique » une œuvre qui n’existe que pour elle-même sans aucune attache, une véritable abstraction.



